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Un clip de rap pour sensibiliser les jeunes à la gestion durable des terres au Sahel

Au Burkina Faso, le CARI et ses partenaires du Réseau Sahel Désertification (ReSaD) produisent un clip en collaboration avec le rappeur Joey le Soldat. Le clip de sensibilisation à la gestion durable des terres est maintenant disponible... Le making off du tournage aussi !

Le ReSaD et l’artiste Joey le Soldat réalisent un clip afin de sensibiliser les jeunes à la gestion durable des terres au Sahel

L'idée est partie d'un texte s’adressant aux jeunes du Sahel, pour leur permettre de prendre conscience de la valeur des terres et de la nécessité de les protéger. Le morceau a ensuite été enregistré par Joey le Soldat. Un clip est venue compléter le tout afin de servir de support de sensibilisation dans le cadre des activités que les associations mènent sur le terrain.

Pourquoi un clip de sensibilisation ?

Les terres assurent le revenu et fondent le mode de vie d’une majorité de la population mondiale. Elles sont le capital des plus pauvres à qui elles fournissent alimentation et ressources pour le développement économique. Au Sahel, la dégradation des terres et la désertification compromettent l’avenir des populations rurales qui vivent de l’agriculture et de l’élevage. Les sécheresses à répétition, l’augmentation de la pression sur les ressources naturelles (déforestation, surpâturage…) et le recours à des pratiques agricoles non adaptées entraînent la baisse de la fertilité des sols. Les terres sont à la croisée des préoccupations environnementales, la réduction de la pauvreté et l’adaptation aux changements climatiques.

Joey le Soldat, un artiste engagé

Joey le Soldat est une figure montante du rap au Burkina Faso et dans la sous-région. Ses morceaux engagés évoquent les mariages forcés, les héros du panafricanisme, la protection de l’environnement ou encore le travail des agriculteurs pendant l’hivernage. Voir la page de Joey le Soldat sur Facebook.

Le sujet lui tient à cœur car il est lui-même fils de paysan. Selon lui : "la figure du paysan est une stature très noble qui n’est pas assez valorisée à l’heure actuelle, où près de 80% de la population vit de l’agriculture. Parler d’agriculture au travers de la musique permet de viser la jeunesse et de la sensibiliser à la problématique de la désertification".

Voir l'interview de Joey le Soldat

Des paroles en français et en Mooré

Le morceau, composé et chanté par Joey le Soldat, en français et en mooré, parle de la dégradation des ressources naturelles due à l'exploitation humaine. L'artiste appelle à se tourner vers les associations qui accompagnent les agriculteurs à une gestion durable des terres et au développement de pratiques agricoles adaptées.

Les oiseaux ne chantent plus
Une couche ténébreuse s’est greffée à l’air
Nos terres ne respirent plus
Oui le Sahel s’étouffe
Hier c’était une forêt, une si belle forêt,
Aujourd’hui que du sable un désert immense
Le ciel s’est énervé, les bonnes pluies se font rares
Les graines ne germent plus, agriculture assommée
Pour un bol de maïs, c’est la croix et la bannière

Refrain

Wend maanda yélé la lebin mana tiim
Sahelé ra yaanmb yé ad yaam palse wamè yéee
Ad yaam palse wamè yéee
Ad yaam palse wamè
Pang soab wend maanda yélé la lebin mana tiim
Sahelé ra yaanb yé ad yaam palse wamè yéee

Agriculture assommée
Pour un bol de maïs, c’est la croix et la bannière
Les paysans qui désespèrent
Qui s’enfuient vers les villes parce que l’homme coupe des arbres sans penser à reboiser
Oui l’homme coupe, coupe et découpe
Les eaux ne restent plus, les terres infertiles…
Pas de problème sans solution, l’espoir est permis
Une nouvelle ère a sonné
Une ère dans laquelle on pourra vivre de nos terres

Refrain

Une nouvelle ère a sonné
Une ère dans laquelle on pourra vivre pleinement, en travaillant nos terres
Jeunes du Sahel, des associations militent
Des gens qui nous conseillent sur les pratiques agricoles
Des gens qui nous conseillent sur la gestion de nos terres
Qu’elles produisent à long terme
L’espoir n’est pas une chimère, l’espoir est une réalité
Oui à nouveau, on peut vivre de nos champs

Oui à nouveau on peut vivre d’agriculture

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